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M. Denis MERVILLE souhaite attirer l’attention de Mme
la ministre déléguée à l’industrie sur les modalités du
maintien des cabines téléphoniques en zone rurale. Au
terme des dispositions prévues par l’article 6 du cahier des
charges de France Télécom, il est prévu que chaque commune
doit disposer d’au moins un publiphone. France Télécom doit
également implanter un publiphone par tranche de 1 500
habitants au-dessus du premier millier, cette obligation étant
toutefois limitée aux communes dont le nombre d’habitants est
compris entre 1000 et 10.000. L’article 6 du cahier des
charges de France Télécom prévoit également que « dans les
communes de moins de 2000 habitants, ainsi que dans les zones
de redynamisation urbaine, il ne peut y avoir de réduction du
nombre de cabines existant au 1er janvier 1997, sans l’accord
du maire de la commune ». L’opérateur public a ainsi
l’obligation de négocier une éventuelle réduction du parc des
cabines avec le maire. Les maires de communes rurales du
département de la Seine-Maritime font toutefois savoir qu’ils
ont été destinataires d’un courrier d’EDF leur proposant de
reprendre le contrat d’éclairage de la cabine téléphonique de
leur commune, contrat rompu à l’initiative de France Télécom.
Sans doute eût-il été plus courtois d’informer directement les
intéressés de cette décision dont les effets sont par ailleurs
prévisibles : une cabine non éclairée est une cabine condamnée
à disparaître… France Télécom bénéficie pourtant d’une
compensation au titre du service universel, compensation
portant sur le parc des 24 000 cabines déficitaires. Aussi
est-ce avec surprise que les élus locaux prennent connaissance
de cette décision qui semble peu conforme à l’esprit des
textes réglementant l’activité de France Télécom. Il lui
demande en conséquence de lui indiquer les suites qu’elle
entend réserver à ce dossier.
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